
Nous avons potentiellement tous de légéres hypertonies musculaires. Mais dans certains cas pour certaines personne cette hypertonie peut atteindre des stades devenant handicapant au quotidien, on décortique ensemble…
L’hypertonicité musculaire, c’est une tonicité excessive du tonus d’un muscle, c’est-à-dire qu’il oppose de la résistance lorsqu’on tente de le mobiliser.
Le tonus musculaire est une légère contraction permanente des muscles, essentielle au maintien de la posture et à la stabilité du corps. Lorsque ce tonus est trop faible, on parle d’hypotonie ; lorsqu’il est trop élevé, on parle d’hypertonie.
Dans le cas de l’hypertonicité musculaire, ils deviennent trop raides et les articulations difficiles à mobiliser. Ce phénomène peut être d’origine neurologique, lié à une lésion du système nerveux central (traumatique, vasculaire, dégénérative ou tumorale) ou lié à une pratique sportive intensive ou à des gestes répétés.
Cette hyperactivité peut perturber les mouvements, générer des douleurs et limiter la fluidité motrice au quotidien. Selon son origine et son intensité, différents traitements ou techniques de rééducation peuvent aider à réduire la résistance musculaire et à retrouver un meilleur équilibre neuromusculaire.
Elle s’accompagne souvent :
d’une réduction de la force motrice,
d’une diminution de la précision des mouvements.
Ces troubles peuvent provoquer une gêne fonctionnelle :
lors de la marche, avec une instabilité de la cheville, ou de la hanche ou du genou ;
au niveau du membre supérieur, avec une difficulté à saisir des objets ou à lever le bras pour effectuer certains gestes du quotidien.
La technique kinésiologique de l’hypertonicité musculaire, aussi appelée « kinésiologie de l’axe », vise à restaurer la mobilisation et l’équilibre musculaire en travaillant principalement sur l’axe sacro-occipital, une zone majeure pour l’augmentation de la circulation du liquide céphalo-rachidien.
En libérant les tensions le long de cet axe, cela favorise une meilleure circulation du liquide céphalo-rachidien, ce qui a des répercussions positives sur l’ensemble du corps et de l’esprit.

L’hypertonicité est enseignée chez synapkin kinésiologie. Elle est une discipline qui explore les interactions et dysfonctionnement du système nerveux.
Parmi les techniques kinésiologiques, l’hypertonicité musculaire se distingue par sa capacité à restaurer la mobilité et l’équilibre du corps. Dans cet article, Sébastien Ogier, kinésiologue et formateur de hypertonicité, nous dévoilé cette technique, son fonctionnement, et ses applications pratiques.
Parce l’hypertonicité musculaire c’est révolutionnaire 😉
Méthode développée par Frank Mahony (après avoir travaillé en collaboration avec Paul Dennison dans la création de l’Educ-Kinesio), se concentre sur la libération des tensions musculaires excessives qui peuvent affecter la santé.
Elle se caractérise par :
« On ne se rend pas forcément compte de nos problématiques, puisque l’hypertonicité peut apparaître par des mauvaises postures qu’on prend au quotidien ». Par exemple, en croisant les jambes cela va engendrer un déséquilibre car certains muscles seront en tension et d’autres travailleront moins. Parfois, on ne s’en rend même pas compte parce qu’on s’est habitué à avoir mal, comme si le lien entre le muscle et le cerveau avait été déconnecté. »
Sébastien Ogier
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L’un des aspects les plus fascinants de l’hypertonicité musculaire est sa capacité à traiter simultanément les aspects physiques, mentaux et émotionnels de la santé. Les blocages musculaires peuvent être liés à des blocages émotionnels ou mentaux, et inversement. En travaillant sur l’hypertonicité musculaire, il est possible d’influencer positivement :
La flexibilité physique et mentale
La gestion des émotions
Les capacités d’adaptation et de résilience
Les facultés d’apprentissage et de concentration
Cette approche globale fait de la technique de l’hypertonicité un outil précieux pour une grande variété de problématiques, allant des difficultés d’apprentissage chez les enfants aux problèmes de gestion du stress chez les adultes, en passant par l’optimisation des performances sportives.
La technique de l’hypertonicité musculaire trouve des applications dans de nombreux domaines, répondant à une variété de besoins :
Amélioration des apprentissages : En améliorant la communication nerveuse, elle favorise une meilleure intégration des informations et peut ainsi faciliter l’acquisition de nouvelles connaissances et compétences.
Performance sportive. Elle permet non seulement d’améliorer l’amplitude et la flexibilité physique, mais aussi de mieux gérer les émotions et le stress liés à la compétition.
Récupération post-traumatique Dans certains cas, comme après une maladie grave ou un traumatisme, la technique de l’hypertonicité peut jouer un rôle important dans la récupération.
Intégration des cicatrices .
Amélioration de la posture et soulagement des douleurs chroniques En travaillant sur des problèmes posturaux, l’hypertonicité favorise un soulagement de ces symptômes en rétablissant un meilleur équilibre musculaire.


Une séance typique de traitement de l’hypertonicité commence par une évaluation globale du consultant. Le test musculaire, une technique fondamentale en kinésiologie, est utilisé pour identifier les zones de tension et de déséquilibre dans le corps.
Par la suite, un travail spécifique est mené, en utilisant des techniques douces de pression et d’ajustement. L’objectif est de restaurer la flexibilité et la mobilité naturelles, tout en rétablissant une communication optimale entre le muscle et le cerveau via les propriocepteurs.
L’un des aspects les plus remarquables de cette technique est la rapidité avec laquelle les résultats se font sentir. Les consultants rapportent souvent une sensation immédiate de libération, comme si leur corps « se réveillait ». Cette amélioration principale de la proprioception à pour conséquence une meilleure conscience corporelle et à un sentiment général de bien-être.
Des témoignages de consultants illustrent l’efficacité de la kinésiologie dans le traitement de l’hypertonicité. Par exemple, une personne souffrant de façon chroniques à la jambe droite a retrouvé un mouvement normale après une séance de kinésiologie, combinant travail émotionnel et libération musculaire. D’autres cas montrent comment la kinésiologie a aidé des enfants en difficulté d’apprentissage à améliorer leur concentration et leur capacité d’intégration.
« En se basant sur la médecine chinoise, avec les méridiens, les trajets d’énergie, etc., il est possible que suite à un stress, il y ait une sorte de bouchon émotionnel et que des émotions se cristallisent. Lors d’une séance avec un sportif où j’étais en train d’étirer son mollet, d’un coup, il explose en sanglots. Et là, son mollet retrouve de l’amplitude. Des fois on ne sait pas ce qui s’est émotionnellement passé chez les personnes que l’on rencontre, ça libère aussi la charge émotionnelle qui est derrière. »
Sébastien Ogier, Kinésiologue et Formateur dans le réseau d’écoles synapkin
Découvrez le podcast avec Sébastien Ogier notre formateur en hypertonicité !
AURANESIS est maintenant SYNAPKiN.
Peux-tu nous expliquer d’où vient la méthode appelée kinésiologie de l’axe ?
Cette méthode a été développée par Frank Mahony, un sportif, entraîneur et instructeur en santé par le toucher à partir de 1970. Il a notamment travaillé avec Paul Dennison sur l’éducation kinesthésique et s’est inspiré de la technique sacro-occipitale et ses effets sur le liquide céphalo-rachidien de Bertrand De Jarnette, qui date de 1925.
Et quel est l’objectif principal de cette technique ?
L’objectif est de redonner de la mobilité à la chaîne sacro-occipitale plutôt que de la renforcer, ce qui améliore la circulation du liquide céphalo-rachidien. Cela est très important car le crâne, la colonne et le bassin interagissent par le biais de ce liquide.
Dans le début des années 1980, Mahony a travaillé avec des sportifs de haut niveau mettant en évidence un lien entre niveau de performance – résultant de capacités athlétiques et mentales, et les muscles hypertoniques – ayant un effet sur l’intégration corps-mental.
Concrètement, qu’est-ce qu’un muscle hypertonique ?
Un muscle hypertonique agit comme un brouilleur entre le muscle et le système nerveux central. Le cerveau va soit rechercher constamment un signal clair, soit fonctionner avec un signal perturbé – que l’on retrouve souvent dans les troubles de l’apprentissage, soit sera tout simplement déconnecté. L’information ne passe donc pas comme elle devrait.
L’objectif est bien d’identifier et de détendre des muscles hypertoniques pour favoriser la mobilité musculaire, articulaire et le rétablissement d’un signal neuromusculaire clair pour un meilleur fonctionnement général du corps.
Ici, le rôle du liquide céphalo-rachidien est très important car il protège le cerveau et intervient dans la transmission des neurotransmetteurs. Les neurotransmetteurs permettent aux neurones de transmettre l’influx nerveux, c’est-à-dire un message soit à d’autres neurones, soit aux muscles, soit aux diverses glandes. Ce liquide intervient également dans l’élimination des toxines du système nerveux central, dans le transport des nutriments et des hormones. Il est donc nécessaire pour l’amélioration du système nerveux central, la gestion de nos émotions, de notre mental et également de notre mobilité.
Comment identifie-t-on un muscle hypertonique ?
Un muscle hypertonique manifeste une résistance excessive à l’extension, souvent due à un état de surprotection des tendons. Cela peut se manifester par des douleurs, une restriction d’amplitude de mouvement, des problèmes de posture ou une faiblesse musculaire insoupçonnée tant qu’on ne sort pas de la zone de confort.
Cette résistance est due à une confusion des propriocepteurs – des millions de capteurs sensoriels présents sur tout le corps – qui ont pour rôle de renseigner le cerveau sur la position du corps dans l’espace à chaque instant.
Quels facteurs peuvent conduire à l’hypertonicité musculaire ?
Ce sont toutes les attitudes qui vont générer du stress quotidien, cela peut être :
Tous ces déséquilibres peuvent contribuer à une plus grande tension musculaire, faisant réagir les tendons qui vont protéger le muscle et donc réduire leur marge de manœuvre. On observe alors une diminution de la force et de la capacité d’étirement du muscle que le muscle tente de compenser. Toutes ces compensations créent une forte dépense énergétique, impliquant une moins bonne synchronisation du corps et une diminution des performances globales du corps.
Comment peut-on lever l’hypertonicité d’un muscle ?
Au travers de la santé par le toucher, on teste le muscle dans sa position la plus courte pour tester sa résistance à la compression et en obtenir le verrouillage par le renforcement du muscle. En hypertonique, c’est l’inverse, on teste le muscle dans sa position la plus longue pour tester sa résistance à l’extension et en obtenir le verrouillage en améliorant sa faculté d’allongement.
Pour lever l’hypertonicité d’un muscle, on identifie d’abord les muscles concernés via un test musculaire pour chercher la position qui déclenche un stress. Ensuite, on utilise des techniques de respiration et de légères contractions pour étirer le muscle et restaurer sa mobilité.
Quels sont les résultats attendus après une séance ?
Les effets sont souvent immédiats. Les consultants ressentent une amélioration de la mobilité et une détente générale quasiment instantanément suite à cette manipulation.
Parfois, juste en corrigeant un muscle, une émotion peut sortir soudainement, comme si elle avait été cristallisée dans le muscle. Une fois évacuée, le muscle se détend et le flux circule beaucoup plus facilement, d’où cette sensation de légèreté après la séance.
Est-ce que les résultats tiennent dans le temps ?
Oui, mais cela dépend de l’implication de la personne pour son bien-être.
Parfois, une séance suffit pour améliorer le bien-être global de la personne, même si elle vit des douleurs chroniques. Pour d’autres, ça sera plus long. Pour chaque cas, le processus appartient à la personne, à sa compréhension et à son implication. On préconise de reproduire chez soi certains mouvements vus en cabinet pour que le corps intègre et gagne en souplesse, en flexibilité, en zone de confort.
Quelle est l’importance de combiner le mouvement et la respiration dans ce processus ?
Le diaphragme est le premier muscle inspirateur et est directement connecté à la colonne vertébrale, au sternum et aux côtes. Il joue donc un rôle essentiel dans la chaîne sacro-occipitale, d’autant qu’à l’inspiration, la colonne se redresse et qu’à l’expiration, elle retrouve sa courbure. Donc si le diaphragme est hypertonique, il va restreindre la fluidité des mouvements de cette chaîne.
Dans quels domaines cette technique est-elle utilisée ?
Elle est efficace dans le sport et la gestion des émotions où on obtient de très bons résultats sur les apprentissages, les problèmes de rigidité mentale, de déprime ou de procrastination.
Un autre aspect souvent méconnu est l’hypertonicité de la peau. Il est possible de travailler sur une cicatrice pour améliorer son apparence et sa mobilité – cicatrice de césarienne, d’opération, de greffe, etc.
Par exemple, en quelques minutes de manipulation, entre une cicatrice longue, peu mobile et blanche, on arrive à retrouver une cicatrice qui est rougie. Cela signifie que la circulation se fait à nouveau avec plus d’adhérence.