
20 Réflexes archaïques importants à intégrer
Comprendre les réflexes archaïques
Dès les premiers instants de la vie, le corps d’un nourrisson est équipé de mécanismes de survie sophistiqués : les réflexes archaïques (ou réflexes primaires). Ces mouvements automatiques, gérés par le système nerveux primitif, sont bien plus que de simples réactions instinctives. Ils constituent le programme neurologique de base qui permet au bébé de s’adapter à son environnement, de se nourrir, de se protéger et, surtout, de préparer son cerveau et son corps aux apprentissages futurs. Pourtant, lorsque ces réflexes ne s’intègrent pas correctement, ils peuvent laisser des déséquilibres, influençant la posture, les compétences motrices, les émotions, et même les apprentissages.
Pour les parents, les éducateurs et les professionnels de la petite enfance, comprendre ces réflexes, leur rôle, leur âge d’apparition et de disparition, ainsi que les signes d’un dysfonctionnement, est essentiel pour accompagner au mieux le développement de l’enfant.
Ils jouent un rôle fondamental dans la construction des schémas moteurs et de la maturité du système nerveux de l’individu.
Cet article explore en profondeur les réflexes archaïques, leurs impacts et les méthodes pour favoriser leur intégration, afin de libérer tout le potentiel de l’enfant et de l’adulte.
C'est quoi concrètement un réflexes archaïques
Les réflexes archaïques sont des mouvements automatiques, rapides et involontaires, qui émergent dès la vie intra-utérine et se développent durant les premières années de vie. Véritables « programmes neurologiques » de survie, ils guident les premiers apprentissages moteurs et posent les bases de la maturité du système nerveux.
Le réflexe d’agrippement palmaire, par exemple, permet au nourrisson de serrer instinctivement un doigt placé dans sa main. Ce mouvement, apparemment simple, prépare la motricité fine nécessaire pour tenir un crayon ou manipuler des objets.
Le réflexe de Moro, déclenché par un stimulus soudain (bruit, perte d’équilibre), aide le bébé à se raccrocher à sa mère ou à retrouver sa respiration.
Le réflexe tonique asymétrique du cou (RTAC) favorise la coordination œil-main et la latéralisation, essentielles pour l’écriture et la lecture.
Ces réflexes agissent comme une partition musicale : leurs répétitions affinent progressivement les schémas moteurs, transformant des réactions automatiques en mouvements contrôlés.
Un nourrisson manifestant le réflexe de Moro, fondement de la réactivité et de la protection.


Importance des réflexes dans le développement
Les réflexes archaïques jouent un rôle fondamental dans plusieurs aspects du développement :
Survie immédiate : Ils permettent au nourrisson de répondre aux besoins primaires, comme la succion pour s’alimenter ou le réflexe de Moro pour se raccrocher en cas de sensation de chute.
Maturation neurologique : Leur activation stimule la croissance et la connexion des différentes parties du cerveau, préparant le terrain pour des compétences plus élaborées (motricité fine, langage, pensée logique).
Développement moteur : Ils posent les bases des mouvements volontaires, comme ramper, marcher ou attraper des objets.
Intégration sensorielle : Ils aident le bébé à traiter les informations sensorielles (toucher, équilibre, proprioception).
Régulation émotionnelle : Un bon fonctionnement des réflexes contribue à un sentiment de sécurité et de bien-être, réduisant le stress et les difficultés comportementales.
Lorsque ces réflexes ne s’intègrent pas au bon âge, ils peuvent entraver le développement entraînant des problèmes qui persistent parfois jusqu’à l’âge adulte.
Identification des réflexes archaïques
Principaux réflexes archaïques
Il existe une quarantaine de réflexes voici les 20 principaux
- Agrippement Palmaire
- Babkin (Paume-bouche)
- Réflexe Tonique Labyrinthique - RTL
- Réflexe Tonique Asymétrique du Cou - RTAC
- Réflexe Tonique Symétrique du Cou - RTSC
- Réflexe de Redressement de la tête - RRT
- Agrippement Plantaire & Babinski
- Allongements croisés
- Réflexe Spinal de Galant
- Réflexe Spinal de Pérez
- REFLEXE DE MORO
- Reptation de Bauer
- Redressement statique extension du tronc
- Retournement segmentaire
- La marche automatique de Thomas
- Reflexe de fouissement
- Succion
- Vestibulo-oculo moteur
- RTP (Reflexe tendineux de protection)
- RPP (Reflexe paralysie par la peur)
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Âge d'apparition et de disparition
Chaque réflexe suit un calendrier précis :
Réflexe de Moro : Apparait à la naissance et doit s’atténuer vers 4-6 mois.
Réflexe de succion : Disparaît vers 3-4 mois, lorsque le bébé commence à explorer sa bouche de manière volontaire.
RTAC : Doit s’intégrer vers 6-7 mois. S’il persiste, il peut perturber la lecture, l’écriture et la latéralisation.
Réflexe de marche automatique : Disparaît vers 2 mois, bien avant que le bébé ne marche réellement.
Ces fenêtres temporelles sont cruciales : un réflexe de naissance qui persiste au-delà de l’âge prévu peut bloquer l’émergence de nouvelles compétences, comme la motricité fine ou la concentration.
Impact des réflexes non-intégrés
Sur le développement
Une intégration incomplète ne se limite pas à des tensions musculaires ou une fatigabilité. Elle peut aussi toucher :
L’équilibre émotionnel : irritabilité, anxiété, difficulté à gérer les émotions.
Les aptitudes cognitives : troubles de l’attention, de la mémoire ou de la logique.
La vie quotidienne : difficultés à s’organiser, sensation de « blocage ».
Cas fréquent : Un enfant (ou un adulte) qui appuie trop fort sur son stylo, se tient voûté ou a du mal à suivre des consignes peut souffrir d’un réflexe archaïque non résolu. Ces signaux sont souvent mal interprétés, alors qu’ils reflètent un déséquilibre neurologique.
Brain Gym® et Mouvements pour Apprendre
Méthodes d'évaluation
L’Éducation Kinesthésique, popularisée par le Brain Gym®, propose des exercices simples basés sur des mouvements corporels pour :
Stimuler les deux hémisphères cérébraux (ex : toucher son genou gauche avec sa main droite).
Améliorer la concentration, la mémoire et la coordination.
Réduire le stress et sécuriser le système nerveux.
Ces outils, ludiques et accessibles, s’adressent à tous :
Enfants en difficulté scolaire (dyslexie, dyspraxis, TDAH).
Adultes souffrant de burn-out, de troubles de l’attention.
Seniors souhaitant maintenir leur mobilité
Un enfant pratiquant un exercice de Brain Gym® pour renforcer la latéralisation et la concentration.
Interventions pour intégrer les réflexes
L’intégration se fait par le mouvement, la répétition, la patience. Il y a plusieurs possibilités :
- consulter un professionnel ayant été formé à la technique des réflexes archaïques
- exercices rythmiques et mouvements répétitifs
- activités de coordination croisée
- travail de proprioception et repères corporels
- stimulation sensorielle douce et progressive
- séances structurées de réintégration motrice
observation des schémas moteurs en mouvement
tests posturaux de chaques reflejes
analyse du tonus, de l’équilibre et de la coordination
repérage des compensations corporelles
L’objectif : reprogrammer le système nerveux pour qu’il choisisse la réponse, au lieu de la subir.

